Avez-vous accès à un espace naturel public où il fait frais l'été à distance de marche de votre domicile?
Un milieu de vie complet intègre la nature à même son tissu urbain. L’accès à des espaces naturels contribue autant à la santé physique et mentale des personnes qu’à la résilience des collectivités.
Pour les personnes, l'accès à la nature encourage les déplacements actifs et la pratique d’activités sportives et de loisirs, permet de diminuer le stress, l’anxiété et la dépression, ou encore, favorise les liens sociaux. Pour les collectivités, la présence d'espaces naturels contribue à la régulation du climat, l'augmentation de la biodiversité urbaine, la réduction des bruits environnementaux, l'amélioration de la qualité de l'air, etc.
Que vise-t-on?
Des espaces naturels publics
Les cibles proposées qualifient les milieux les plus complets dans une perspective long terme. Elles offrent un point de repère pour orienter l'action municipale et mesurer la progression de manière continue. Pour les atteindre, les municipalités peuvent déterminer des cibles intermédiaires, adaptées à leur point de départ, tout en conservant l'ambition d'atteindre à terme les cibles des milieux les plus complets.
Dans la pratique, chaque collectivité comptera des milieux plus ou moins complets. Tous les voisinages ne seront pas en mesure d'atteindre l'ensemble des cibles. L'objectif est donc davantage de faire progresser chaque milieu en misant particulièrement sur ceux disposant déjà d'un bon potentiel. Dans bien des municipalités, il est réaliste de viser la complétude des noyaux villageois, des quartiers centraux ou des principaux corridors d'urbanisation.
Lorsqu'une cible n'apparaît pas réaliste pour un milieu donné, il est possible de considérer des mesures palliatives, tout en gardant en tête que chaque paramètre répond à un besoin réel pour la population. Le rôle des collectivités est d'y répondre au mieux de leurs capacités et de viser une progression continue, qui est au cœur des objectifs du guide.
Pour être considéré comme tel, un parc végétalisé doit être un espace naturel accessible gratuitement au public en toute saison, et être d’une superficie minimale suffisante pour accueillir les personnes résidant à proximité. De plus, il doit être principalement végétalisé ou naturel, en offrant notamment des zones ombragées en été.
Un tel espace peut prendre plusieurs formes: un grand parc public, un boisé urbain, un espace riverain, un parc naturel municipal, des berges accessibles, etc.
Les espaces naturels sont à la fois des lieux de détente et de socialisation et des refuges climatiques lors des fortes chaleurs. Pour cette raison, la population devrait pouvoir y accéder très facilement, y compris pour les personnes aînées, les plus jeunes, ou celles qui vivent avec des limitations fonctionnelles.
Une distance de 400 mètres peut par exemple être parcourue en 10 minutes environ pour une personne se déplaçant avec un déambulateur.
Afin de refléter l’accessibilité réelle, les distances considérées sont selon le réseau de rues, et non à vol d'oiseau. En savoir plus.
L’indicateur évalue uniquement la proximité des espaces naturels. Il ne tient pas compte de la taille, de la qualité des aménagements, de la valeur écologique, ni de la capacité d'accueil des espaces verts.
L’analyse de l'accès à la nature peut être enrichie par d’autres indicateurs :
la taille des parcs ou espaces verts;
l'indice de canopée à proximité du lieu de résidence;
la présence d'îlots de chaleur et de fraîcheur;
les corridors de biodiversité;
l'accès aux grands espaces naturels au-delà de 400 mètres (p. ex. parcs nature, boisés);
la résilience climatique du milieu (p. ex. exposition aux inondations).
Découvrir des ressources complémentaires pour aller plus loin
La renaturalisation de ce cours d'eau a transformé un corridor bétonné en un vaste espace naturel public au cœur de Québec. Ce projet offre à la population un accès privilégié à la biodiversité et à des sentiers de qualité à proximité de chez eux.
Véritable métamorphose d'une ancienne carrière et site d'enfouissement, ce parc est devenu l'un des plus grands espaces verts de Montréal. Il propose un paysage unique et des lieux de détente essentiels pour la population environnante.
Issue de la transformation d’une voie ferrée, cette piste multifonctionnelle de plus de 232 km traverse plusieurs villages des Laurentides. En s’introduisant au cœur des milieux habités, le parc linéaire constitue une coulée verte qui fait pénétrer la nature dans les collectivités et la rapproche des résidents.
Les organisations municipales disposent de plusieurs leviers pour préserver, bonifier ou créer des espaces naturels dans les milieux de vie.
Exemple de mesures d'action:
Planification et réglementation
Réaliser un portrait des espaces naturels et de leur connectivité sur le territoire.
Identifier, dans les documents de planification, les secteurs où l'offre en espaces naturels doit être bonifiée et les moyens prévus pour l'augmenter.
Adopter une politique des espaces verts et bleus accompagnée d'un plan d’action pour répartir équitablement les parcs et espaces verts sur le territoire, notamment selon la localisation des populations vulnérables.
Exiger une contribution pour fins de parc lors d’une demande de permis de lotissement ou de construction.
Interventions directes
Faire l'acquisition de terrains stratégiques pour créer de nouveaux espaces naturels ou encore pour agrandir ou relier les parcs existants.
Augmenter la canopée dans les secteurs identifiés comme îlots de chaleur urbains.
Intégrer des infrastructures naturelles (p. ex. parcs éponges, noues, zones inondables végétalisées) lors des projets de réfection de rues.
Aménager des accès publics balisés et bien identifiés aux principaux plans d’eau de la municipalité (p. ex. sentiers, plages).
Réaliser des ententes de type «parc-école» et soutenir la déminéralisation et le verdissement des terrains scolaires.
Appui d'initiatives
Encourager la déminéralisation et la plantation d'arbres sur les terrains privés (p. ex. service d'accompagnement, soutien financier, don ou vente d'arbres à prix réduit).
Par ailleurs, les municipalités peuvent déployer différentes mesures transversales qui renforcent la complétude des milieux de vie dans leur ensemble.
L'indicateur mesure si chaque ménage a accès à un espace naturel à 400 mètres de marche de son lieu de résidence.
Données nécessaires:
localisation des logements (p. ex. rôle d'évaluation foncière);
localisation des parcs végétalisés.
La méthode consiste à identifier les immeubles résidentiels qui répondent à la cible: au moins un parc végétalisé à 400 mètres.
Géolocaliser tous les immeubles résidentiels.
Géolocaliser tous les parcs.
Créer un bassin de marche de 400 mètres pour chaque immeuble résidentiel.
Identifier les immeubles résidentiels dont le bassin de marche comporte un parc végétalisé (p. ex., créer un champ «parc = vrai»).
Les données peuvent ensuite être agrégées pour avoir un portrait de la part des logements qui atteignent la cible sur le territoire. En savoir plus.
Limites méthodologiques
Selon les données disponibles, il peut être complexe de différencier les petits îlots de verdure des parcs végétalisés.
Paramètres et méthodes d'évaluation
Pour réaliser un portrait-diagnostic complet, consultez l’annexe méthodologique, qui présente l’ensemble des quinze paramètres et leur méthode d'évaluation.
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