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Milieux de vie complets / Passer à l'action

Leviers municipaux

Découvrez comment les organisations municipales peuvent agir concrètement pour renforcer les milieux de vie

Source: Clément Lambert - CC BY 2.0

L'approche présentée dans ce guide permet aux municipalités et aux MRC de dresser un portrait objectif de la complétude des milieux sur leur territoire. En révélant la proportion des ménages qui ont accès, ou non, aux différentes qualités d'un milieu de vie complet, le diagnostic met en lumière les forces d'un secteur, les milieux vulnérables et les zones où des interventions ciblées pourraient améliorer significativement la qualité de vie.

Pour passer du diagnostic à l'action, les organisations municipales disposent de plusieurs types de leviers: planifier et réglementer, intervenir directement dans les milieux de vie, ou soutenir les initiatives privées et communautaires. Cette page propose des repères pour se doter de priorités d'intervention, ainsi qu’une bibliothèque de 64 mesures concrètes pour inspirer l’action.

Prioriser les interventions: par où commencer?

Tous les milieux de vie ne présentent pas les mêmes défis ni les mêmes possibilités d'évolution. Le diagnostic révèle quels secteurs sont les plus complets, lesquels cumulent des lacunes, et lesquels présentent un bon potentiel d'amélioration — autant d'informations essentielles pour prioriser les interventions là où elles auront le plus de retombées.

Milieux les plus complets

Comment les reconnaître ?

Centralités établies, disposant d'une base robuste: diversité résidentielle, commerces de proximité, services publics, réseaux de mobilité, etc.

Que faire ?

Intensifier la croissance résidentielle, commerciale et institutionnelle plutôt que de l'orienter en périphérie.

Milieux prometteurs

Comment les reconnaître ?

Présence de certaines qualités: équipements structurants, densité élevée de population, espaces à consolider proches d'une centralité, etc.

Que faire ?

Combler les lacunes observées en matière de destinations, d'offre résidentielle et de mobilité, tout en visant la complémentarité avec les centralités établies.

Et les milieux incomplets?
Dans certains milieux où la densité est très faible et où les destinations de proximité sont absentes, les transformations nécessaires pour atteindre un niveau de complétude satisfaisant seraient d'une ampleur considérable. Ces secteurs ne doivent toutefois pas être délaissés: leur connexion aux centralités voisines doit être améliorée pour faciliter l'accès aux services.

Au-delà des cartes et des chiffres: impliquer les parties prenantes

Le diagnostic ici proposé constitue une base d’information très riche pour prioriser les interventions sur le territoire, qui gagne néanmoins à être bonifié par la connaissance et le vécu terrain. Les organisations municipales ont tout intérêt à impliquer une diversité de parties prenantes (p. ex. résidents, organismes locaux, commerces et institutions) pour bonifier le portrait, mais aussi pour affiner les priorités et s'assurer que les actions choisies répondent aux besoins réels de la communauté.

Cette implication est aussi précieuse pour soutenir la compréhension et l'adhésion aux interventions à venir. Engager les parties prenantes tôt dans la démarche, mettre en place des actions de sensibilisation et encadrer les transformations avec des mesures d'information et de mitigation contribuent à faire cheminer le changement de façon constructive.

Pour en savoir plus sur la participation publique dans un contexte de transformations urbaines, consultez Ouvrir le dialogue

Choisir ses actions sans diluer ses efforts

Renforcer les milieux existants est plus efficace que de chercher à en créer de nouveaux. Miser sur des centralités déjà établies permet de concentrer les ressources là où l'effet levier est le plus fort. Pour orienter la croissance, les interventions et les investissements de façon cohérente, trois principes doivent guider l’action municipale:

  • Limiter l'éparpillement des activités en orientant les activités non résidentielles vers les centralités existantes et en limitant la taille des pôles commerciaux hors centralité. Seules les activités incompatibles avec les milieux de vie devraient se retrouver en zones spécialisées.
  • Éviter une concurrence néfaste entre les activités associées à un nouveau projet et celles déjà établies dans les milieux existants. Miser sur la complémentarité plutôt que sur la compétition permet d'éviter des effets collatéraux dommageables.
  • Protéger les milieux agricoles et naturels pour limiter l'étalement urbain et orienter la croissance vers les centralités. Cette protection préserve l'environnement, l'économie et l'autonomie alimentaire. 

Des leviers municipaux concrets pour améliorer la complétude

De nombreuses mesures peuvent renforcer la complétude des milieux de vie et permettent aux municipalités de passer du diagnostic à l’action.