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Les communautés nourricières québécoises se rassemblent

Vivre en Ville coordonne une communauté de pratique municipale sur la planification et l’évaluation des démarches nourricières

Une première en son genre! Découvrez comment 17 municipalités et MRC du Québec se lancent dans un projet inédit pour bâtir des systèmes alimentaires durables. 

Crédit : Vivre en Ville

Le 20 juin dernier a marqué le lancement de la communauté de pratique Communautés nourricières. Portée par Vivre en Ville, la communauté rassemble 17 municipalités du Québec de 11 régions différentes portant toutes des démarches de planification territoriale concertées axées sur les systèmes alimentaires durables. 

Objectifs de la communauté de pratique

L’objectif de cette communauté est de créer un espace de collaboration inédit pour les porteurs et porteuses de démarches. Plusieurs municipalités se sont lancées dans ce type de planification territoriale, particulièrement depuis le premier appel de projets pour la réalisation de Plans de développement d’une communauté nourricière (PDCN) du Ministère de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ) en décembre 2020, alors que certaines MRC pilotent des démarches concertées à l'échelle de leur territoire. Sur une période de deux ans, les membres de la communauté de pratique sont invités à des activités de transfert de connaissances, de réflexion et de développement d’outils qui répondent à leurs besoins et qui permettront de se doter d’un cadre d’évaluation des démarches nourricières québécoises. Cette première cohorte rassemble donc des communautés qui osent le changement et qui souhaitent renforcer leur capacité à créer des systèmes alimentaires plus durables et plus résilients. 

Crédit: Marie-Ève D’amour © lilotcoop.com 

Saint-Luc-de-Vincennes accueille la communauté de pratique 

C’est dans la municipalité de Saint-Luc-de-Vincennes, en Mauricie, que les porteuses et porteurs de démarches nourricières se sont rencontrés en personne pour la première fois le 26 septembre dernier. L’équipe de Vivre en Ville a accueilli les membres de la communauté pour discuter de gouvernance alimentaire territoriale, d’évaluation d’impact collectif et de collaboration. Ces éléments mettent la table pour les prochaines rencontres, pendant lesquelles des indicateurs clefs seront ciblés afin de développer, ensemble, un tableau de bord des démarches nourricières. Pendant cette journée riche en échanges, les représentantes et représentants des municipalités ainsi que les personnes les accompagnant ont eu la chance de visiter plusieurs initiatives porteuses de la région. 

Une communauté mobilisée pour lutter contre les déserts alimentaires 

À bord d’un autobus scolaire, le groupe a quitté la salle communautaire du centre George-Sévigny pour se rendre au futur lieu de la coopérative alimentaire La Bourgade, produit du PDCN de Saint-Luc-de-Vincennes. Même si 97 % de son territoire est situé en zone agricole, la petite communauté de 542 personnes vit dans un désert alimentaire et c’est entre autres ce qui la pousse à vouloir créer un lieu qui permette à la population de reconnecter avec son alimentation. Entre le jardin communautaire, les ruches et la future serre en construction, le directeur général Francis Dubreuil a généreusement partagé son parcours, soulignant sa vision pour le futur de ce projet à vocation citoyenne.

Crédit: Marie-Ève D’amour © lilotcoop.com 

Une infrastructure alimentaire névralgique pour la région

L’arrêt suivant a été la coopérative Massicotte, abattoir de proximité rassemblant 80 membres producteurs locaux. Le président Stéphane Gagnon a mis de l’avant les bénéfices de ce projet permettant aux producteurs de vendre leurs produits au public. La présence de cette infrastructure névralgique offre un service essentiel pour les jeunes familles qui se lancent en production animale, que ce soit pour leurs propres besoins ou pour la mise en marché. Loin d’être une simple affaire, les personnes présentes ont pu discuter des conditions ayant été mises en place pour le succès de l’abattoir, projet phare pour une région où l’absence de ce type d’infrastructure représente une limite importante du système alimentaire de proximité. La création de la coopérative a aussi permis de consolider 13 emplois, ce qui en fait d’ailleurs le deuxième plus important employeur de la municipalité! 

Crédit: Marie-Ève D’amour © lilotcoop.com 

Un espace pour propulser la relève agricole

La journée s’est terminée à l’incubateur agricole Les terres du possible de la MRC des Chenaux. Émilie Gendron, agente de développement agroalimentaire, a partagé son expérience des deux dernières années à travers ce projet, permettant à la relève d’expérimenter l’entrepreneuriat agricole à moindre risque tout en ayant accès à une panoplie de services à faible coût: formation, service-conseil, accompagnement pour trouver une terre, travailleuse de rang, etc. Les propriétaires du Jardin des louves et de la Ferme des tis pois ont pu exposer leurs parcours, les opportunités et les défis que cette expérience leur apporte. Les membres de la communauté ont même pu acheter des légumes frais récoltés le jour-même et encourager ce projet porteur d’espoir.

Crédit: Marie-Ève D’amour © lilotcoop.com 

Ce que le futur nous réserve

Les deux premières rencontres ont donné aux membres l’occasion de mieux se connaître. Ces contacts nous permettent de construire un parcours à leur image et d’orienter les six ateliers thématiques et visites terrain qui auront lieu d’ici le mois de février 2025. Les prochaines rencontres viseront à partager les meilleures pratiques en lien avec les ingrédients-clés d’une communauté nourricière et à cibler les indicateurs qui constitueront le tableau de bord commun. Les membres de la communauté de pratique bénéficient également d’une banque d’heures d’accompagnement et d’informations privilégiées qui leur permettront, entre autres, de s’approprier les indicateurs retenus afin de mesurer l’impact de leurs démarches respectives.

Notice bibliographique recommandée :

GALARNEAU, Vincent et MARTEL, Catherine (2023). Les communautés nourricières québécoises se rassemblent. Vivre en Ville. Vivreenville.org.

Ce projet est rendu possible grâce au soutien financier du Gouvernement du Québec dans le cadre de la Politique gouvernementale de prévention en santé.

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