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Parc de conservation du Ruisseau-de-Feu, Terrebonne

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Restauration d’un milieu humide et aménagement d’infrastructures récréotouristiques

Espace commun résilient Aménagement de berges Inondation en eau libre

Situé à Terrebonne, en bordure de la rivière des Prairies, le parc de conservation du Ruisseau-de-Feu est une aire protégée de près de 125 hectares. Autrefois occupé par des terres agricoles, le site à côté de l'autoroute 40 est aujourd’hui constitué de milieux naturels restaurés.

Détails sur le projet

  • Statut

    Complété en 2021
  • Porteur du projet

    Ville de Terrebonne et Canards Illimités
  • Type d’espace commun résilient

    Parc ou place publique
  • Type d’aménagement de berges

    Restauration écologique des plaines inondables Infrastructure grise Zones tampons ou d’expansion des crues
  • Milieu d’intervention

    Suburbain
  • Contexte lié aux inondations

    À la confluence de la rivière des Prairies, de la rivière L’Assomption, de la rivière des Mille-Îles et du fleuve Saint-Laurent, le parc de conservation du Ruisseau-de-Feu est dans une zone inondable et est même un des derniers vestiges de la plaine inondable de la couronne nord de Montréal. Les terres agricoles qui s’y trouvaient étaient fortement affectées par les inondations, notamment par les crues printanières qui, une fois que l’eau se retirait, lessivaient les terres et emportaient avec elles de nombreux sédiments, nutriments et pesticides qui se déversaient dans la rivière des Prairies. 

  • Description du projet

    Dès 1980, le secteur actuellement occupé par le parc de conservation du Ruisseau-de-Feu avait été identifié pour son intérêt écologique. Des plans de restauration des milieux humides avaient été produits pour ces terres à vocation agricole, mais ce n’est qu’en 2004 que le projet a réellement démarré. La famille Romano, propriétaire du terrain, a fait don de 41 hectares à l’organisme Canards Illimités et les terrains avoisinants ont été cédés à la Ville de Terrebonne par le promoteur Héritage Terrebonne. Ces deux dons ont été réalisés dans le cadre du programme fédéral des dons écologiques. La première phase de restauration et de protection du site est achevée en 2012, et la seconde phase de mise en valeur du site se termine en 2021. Cette dernière est réalisée dans le cadre du programme de Trame verte et bleue du Grand Montréal qui vise à créer un réseau récréotouristique pour protéger et mettre en valeur des espaces comme le parc de conservation du Ruisseau-de-Feu au bénéfice de la population. Puis, toujours dans le cadre de ce programme, une troisième phase de plantations et d’aménagements s’est terminée en 2025, incluant l’ajout d’une rampe de mise à l’eau pour des embarcations non motorisées.

    Aux termes du projet, trois grands secteurs ont été aménagés dans la zone inondable aux abords de la rivière des Prairies, près de la rue Bernard-Gagnon et du chemin Saint-Charles, en plus de la digue de 1,6 kilomètre. Un marais d’environ 45 hectares, un marécage et un secteur forestier, où est réimplantée l’érablière argentée d’origine, sont aménagés sur plus de 100 hectares. Pour rendre le site accessible au public, des sentiers balisés, des belvédères, une passerelle sur pilotis de 550 mètres pour accéder à une tour d’observation de seize mètres de hauteur, des abris et aires de repos, un stationnement, ainsi que quelques panneaux d’interprétation ont été aménagés. Conçues pour être résilientes face aux inondations, les infrastructures ont été implantées de manière à respecter la fragilité du milieu et à minimiser l’empreinte, notamment en priorisant la préfabrication en atelier et en modulant les travaux en fonction des périodes de restriction environnementale. Le projet a remporté le Grand prix du design dans la discipline Paysage et Territoires. 

    Le parc de conservation du Ruisseau-de-Feu contribue non seulement à la rétention de l’eau lors des inondations, mais c’est aussi un espace de biodiversité qui a permis de recréer des habitats fauniques et floristiques, notamment pour de nombreuses espèces d’oiseaux qui y passent lors de leur migration et pour les poissons et les amphibiens de la rivière des Prairies qui y fraient. Des zones d’ombres et des corridors de circulation protégés pour la faune sont aménagés ainsi qu’une passe migratoire pour les poissons. On estime pouvoir observer une vingtaine d’espèces de poissons et plus d’une soixantaine d'espèces d’oiseaux, dont certains à statut précaire.      

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