Le parc nature du Domaine Taschereau est un parc écologique privé où la restauration d’un marais a permis la réhabilitation des fonctions écologiques du site. Ouvert gratuitement au public, il est situé près du centre-ville de Sainte-Marie, entre la rue Notre-Dame Nord et la voie ferrée.
Détails sur le projet
Statut
Complété en 2017
Porteur du projet
La Corporation du Domaine du seigneur Taschereau
Type d’espace commun résilient
Parc ou place publique
Type d’aménagement de berges
Restauration écologique des plaines inondablesAménagement récréotouristique
Milieu d’intervention
Suburbain
Contexte lié aux inondations
Situé dans la plaine inondable du bassin versant de la rivière Chaudière, le parc nature du Domaine Taschereau est régulièrement inondé. En effet, les crues de la rivière peuvent faire monter les eaux sur le site de plusieurs mètres, voire même jusqu’à quatre mètres pour le secteur du ruisseau du Marais. Avant la restauration du marais Denis-Sylvain, bien que le secteur était relativement naturel, il n’était pas rare de voir le site inondé une fois par mois. Ce sont plus de 13500 personnes résidant à Saint-Marie, aux alentours du site du Domaine Taschereau, qui sont exposées à ces inondations.
Description du projet
Fondé en 1738, le Domaine Taschereau est un ancien domaine seigneurial situé dans une vaste zone humide de la vallée de la rivière Chaudière, où il y avait, autrefois, un riche écosystème aquatique. Pour laisser place à l’agriculture et à l’urbanisation, le marais situé sur le domaine a été asséché en 1890. Cent ans plus tard, comme le site était resté relativement naturel, la population locale le fréquentait de manière informelle et un projet pour créer un parc public est né. La Corporation du Domaine du seigneur, un organisme à but non lucratif, a été formée dans les années 1990 pour mener à bien ce projet et en 2009, le projet de parc écologique et récréatif du Domaine Taschereau a officiellement été lancé.
Échelonné sur dix ans, le site a été inauguré en 2013, mais ce n’est qu’en 2017 que le Grand marais Denis-Sylvain est complètement restauré grâce au retrait de 27000 mètres cubes de terre. Aujourd’hui, avec ces 22000 mètres carrés, ce marais est devenu le plus vaste milieu humide de la plaine inondable de la rivière Chaudière et permet de mieux stocker et filtrer les eaux de ruissellement et les crues. Comprenant des îlots, des baies, des herbiers aquatiques en zone peu profonde, des promontoires de terre, des passes migratoires et bien d’autres, le marais est conçu pour diversifier les écosystèmes fauniques en recréant des habitats naturels qui favorisent la fraie, la nidification ou l’alimentation de différentes espèces d’oiseaux, de poissons, de mammifères et d’amphibiens. En tout, ce sont près de 900 arbres et arbustes de 37 espèces et 2500 plantes aquatiques de seize espèces indigènes qui sont plantés autour du marais et près de 19000 arbres et arbustes plantés à l’échelle du domaine.
Ouvert au public gratuitement et toute l’année, le site de 53 hectares poursuit des fins récréatives, touristiques et écologiques. En effet, la Corporation du Domaine souhaite non seulement réhabiliter les fonctions écologiques de ce milieu humide, améliorer la qualité des eaux de surface, mais également mettre le site en valeur pour qu’il soit utilisé par la population, à des fins récréatives et éducatives. Pour y arriver, certaines infrastructures ont été construites comme l’éco-refuge Desjardins, un observatoire-école qui surplombe le marais et qui est juché sur des pilotis au-dessus de la crue de récurrence 100 ans. La passerelle aérienne Placide-Poulin, qui relie l’éco-refuge à la Maison du Tourisme sur 270 mètres et qui est érigée jusqu’à cinq mètres de hauteur pour être accessible même lors des crues printanières, est aussi construite en complémentarité avec le sentier d’interprétation du Pèlerin qui, sur 3,1 kilomètres, relie entre eux les principaux écosystèmes du site (marais, étangs, marécages, rivière et ruisseau, sapinière, etc.) et la chapelle Sainte-Anne. En tout, 25 panneaux d’interprétation et plusieurs repères de crue sensibilisent les personnes, entre autres au caractère inondable du site.
D’autres phases de développement sont potentiellement à prévoir, comme des travaux pour améliorer l’accessibilité du site et pour diversifier l’offre d’activités.
Retombées
La restauration du marais a permis d’augmenter la capacité de stockage de 1100 mètres cubes d’eau et d’accueillir plusieurs espèces fauniques.
Autres informations
Partenaires du projet
La Ville de Sainte-Marie a été un partenaire important pour ce projet. Elle a facilité le développement de partenariats, notamment avec le comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) et les différents propriétaires terriens, elle a facilité l’obtention de permis et a contribué à la consultation et la participation citoyenne.
Coûts et financement
La restauration du marais du domaine Taschereau a coûté 460 000$, provenant de différentes sources de financement:
Environnement Canada (Fonds national de conservation des milieux humides): 227 000$
Campagne de financement public: 53 000$
Ville de Sainte-Marie: 75 000$
Ministère des Transports du Québec: 50 000$
MRC de La Nouvelle-Beauce (Fonds de soutien aux projets structurants): 40 000$
Fondation de la faune du Québec: 15 000$
Liens utiles
VIVRE EN VILLE (2025). La conservation des milieux humides et hydriques par leur utilisation durable. Dossier spécial. Carrefour.vivreenville.org.
Situé dans la plaine inondable du bassin versant de la rivière Chaudière, le parc nature du Domaine Taschereau est régulièrement inondé. En effet, les crues de la rivière peuvent faire monter les eaux sur le site de plusieurs mètres, voire même jusqu’à quatre mètres pour le secteur du ruisseau du Marais. Avant la restauration du marais Denis-Sylvain, bien que le secteur était relativement naturel, il n’était pas rare de voir le site inondé une fois par mois. Ce sont plus de 13 500 personnes résidant à Saint-Marie, aux alentours du site du Domaine Taschereau, qui sont exposées à ces inondations.